
Cours de Joseph Mouton du lundi 02 novembre
Notes prises par Alice Guittard
Exposé sur Anthony Ashley-Cooper Shaftesbury (3rd of the Name)
Shaftesbury est né en 1670/1671 et est mort à Naples en 1712/1713 Sur sa tombe il y aurait écrit : « The sword was too sharp for the scabbard » (L’épée était trop aiguisée pour le fourreau) Sa vie n’est pas très joyeuse car il sera très rapidement pris par la maladie physique (asthme), très sensible au stress également, c’est quelqu’un qui du point de vue psychique est mélancolique, c’est-à-dire qu’il tombe très souvent dans des accès de tristesse. Sa philosophie est une sorte d’exercice anti-mélancolique. Le grand-père est une personnalité très puissante, c’est lui qui a reçu le titre de comte du roi, c’était un homme politique à la fois puissant, très aventureux, très ambitieux qui a fait de la politique au sens très politicien du terme. C’était un homme qui était à la chambre des Lords, également rapporteur d’une loi qui permettra aux citoyens d’avoir des droits personnels conter l’arbitraire du pouvoir. C’est le grand-père qui sera l’exemple de Shaftesbury , il sera confié à John Lorcke (ami du grand-père). John Lorcke mariera le fils Sahftesbury père à une grecque ce qui fait que Shaftesbury parlera parfaitement le grec et le latin à 11 ans. Il aura donc un accès direct à toute la philosophie antique. « Truth, tis supposed must bear all lights » La vérité par définition doit supporter toutes sortes de lumières
Spinoza a fait une étude philologique de la Bible, il a noté des différences stylistiques. Il a conjecturé que la Bible avait été écrite par plusieurs auteurs. « The system is most ingenious way becoming foolish » Le système est la manière la plus intelligente de devenir imbécile 1. Proposition 1.1 Conséquence 1.2 Deuxième conséquence 1.2.1 Conséquence de cette deuxième conséquence
Shaftesbury a inventé ce système de notation.
Le parricide : imaginez un père qui se saoule, qui bat sa femme et ses enfants d’une manière abominable, qui menace leurs vies… Si l’aîné décoche le fusil et tue son père pour défendre sa famille, il aura certes commis un parricide mais excusable.
Cela dépend donc de chaque cas.
Shaftesbury n’est pas du tout d’accord avec cela et imagine une certaine objectivité du mérite.
Monde = ensemble des existants
Tous les êtres existants sont tous liés entre eux par des rapports d’interdépendance.
Ces rapports comportent une certaine finalité, tout individu est pris dans des chaînes de dépendance, il existe des flèches de finalité, une grande flèche de finalité : elle exprimerait le rapport que l’individu entretient avec la vie.
Concourir : on court avec
On peut déterminer objectivement les comportement qui vont dans l’harmonie du tout et d’autres qui se soustraient à l’harmonie du tout : égoïsme, qui manque de mérite et de vertu car il perd la conscience de son rapport à l’harmonie du tout, c’est une façon de nier l’objectivité et la réalité.
On peut déterminer objectivement le mérite et la vertu.
Mais savons-nous si telle action aura tel résultat harmonieux plutôt qu’une autre action ?
Shaftesbury va y voir 2 plans :
- objectivité absolue
- plan humain
L’harmonie du tout est infinie car elle se nourrit d’une infinité de rapports.
Pour nous humains, nous voyons les choses dans une finitude.
Mondeville a écrit sur les vertus publiques et les vices privés.
Prenons des gens très vicieux, ils vont donner du travail à pas mal de gens finalement (catins, orfèvres…)
Adam Smith théorise la différence entre l’intérêt particulier et le bien général, pour comprendre le bien général du point de vue macro-économique, il faut supposer une sorte d’individu théorique qui choisit toujours le mieux en fonction de ses intérêts, ce qu’on ppelle la main invisible.
Shaftesbury sent le climat qui fait le pari sur l’individu isolé.
Hobbs a écrit Le Léviathan dans lequel il y a une théorie qui dit : L’homme a connu un état de nature. Anarchie la plus totale.

« La guerre de tous contre tous »
C’est la terreur pour tout le monde et chacun se rend compte qu’il a en lui un certain pouvoir offensif/défensif.
La nature humaine est plutôt tourné vers l’égoïsme.
Shaftesbury ne défend pas cela, pour lui l’homme est par nature, social et bon, et si on l’élève correctement sera vertueux. La pratique de la vertu rend le monde plus vivable. Il va donc évoquer la possibilité d’un homme naturel qui va communiquer et aimer son semblable.
Dans l’essai sur le sens commun, il y a trois idées à retenir :
1. Il faut garder un mode socratique de conversation, même dans les salons. « Jouez à Socrate et ses copains »
2. Egalité/ liberté ? Il n’y a pas de commun au niveau politique, religieux et moral
3. Il faut évoquer le sens commun, le sens de la communauté